Venus tout droit des États-Unis, le flexitarisme est devenu en France LE terme alimentaire à la mode depuis quelques années. Il a même fait son entrée dans le Petit Larousse en 2018 qui le définit comme un « mode d’alimentation principalement végétarien, mais incluant occasionnellement de la viande ou du poisson. » Sa notoriété ne cesse de croître sur les réseaux sociaux et dans les médias. Il alimente régulièrement les conversations entre amis ou en famille. Que signifie cette nouvelle tendance de consommation qui s’est fait une place dans notre sacro-saint dictionnaire ? Un éclairage s’impose !

 

Qui sont les flexitariens ?

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D’où vient le flexitarisme ?

Le « flexitarisme » est un néologisme issu de l’anglais « flexitarian », une association des termes « flexible » et « vegetarian ». Apparu dans les années 90 aux Etats-Unis, et médiatisé par le journaliste américain du New-York Times Mark Bittman, le « flexitarian » est un mouvement qui vise à atténuer sa consommation de viande en évitant la rigueur d’un régime végétarien.

Traduction : un flexitarien est un omnivore qui se pose la bonne question : « Quelle quantité pour tel aliment ? »

 

Flexitarisme : quels aliments ?

Ni interdit, ni excès. Le flexitarisme ne pratique pas l’éviction alimentaire. Il limite en revanche la part des protéines animales au profit des protéines végétales.
Cela signifie moins de viande et de poisson, mais de meilleure qualité, et plus de légumes, de fruit, de légumineuses et de céréales.

– Viande (de préférence locale) : 1 à 2 fois par semaine.
– Poisson (de préférence issu de la pêche durable) : 1 à 2 fois par semaine.

Cette définition est proche de celle du régime méditerranéen. Le point commun entre ces deux « régimes » ? C’est qu’ils n’en sont pas. Ce sont des comportements alimentaires, des modes de consommation qui tendent vers les recommandations actuelles du Plan National Nutrition Santé.

Pour les flexitariens, c’est la viande ou le poisson qui viennent en accompagnement des légumes ou légumineuses. Un changement de mentalité et de nouvelles habitudes de consommation qui séduisent de nombreux français. Selon une étude Kantar Worldpanel , 34 % des foyers français comportent au moins un individu « flexitarien ».

Attention toutefois de conserver un bon équilibre protéines/glucides/lipides. Un déséquilibre en faveur des glucides entraînerait une hausse de la charge pondérale (les glucides en excès se transforment en lipides).

Le bon sens dans l’alimentation doit rester la règle pour éviter tout excès ou carences ainsi que pour trouver le bon compromis entre aliments d’origine animale et aliments d’origine végétale.

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